Cyclone à la Jamaïque d’Alexander Mackendrick

Cyclone à la Jamaïque (1965)

Cyclone à la Jamaïque (1965)

Au XIXe siècle, des enfants sont accidentellement enlevés par des pirates. Leur chef (génial Anthony Quinn, accompagné d’un non moins remarquable James Coburn) les prend sous sa protection tandis que l’équipage est persuadé qu’ils vont lui porter malheur.

C’est un chef-d’œuvre secret du cinéma, dont les admirateurs énoncent le titre comme un mot de passe. Echec public à sa sortie ce film n’a jamais vraiment eu droit à une seconde chance malgré une édition tardive en DVD. C’est bien dommage car il n’a pas beaucoup d’équivalents dans la production cinématographique des années 60.

Cyclone à la Jamaïque (A High Wind in Jamaica, 1965) est sans doute l’un des plus beaux titres de l’histoire du cinéma anglais et du cinéma d’aventures, et bien plus que cela. Sa beauté réside dans son étrangeté, son ambigüité, sa poésie élégiaque et ses bouleversantes ruptures de tons. Ce qui aurait pu être un banal film de pirates destiné au jeune public devient grâce au talent de Mackendrick (qui signe ici son meilleur film avec Le Grand Chantage récemment ressorti sur les écrans français) et ses scénaristes Stanley Mann et Ronald Hartwood un conte initiatique fiévreux et sensuel où la mort rode et que l’on peut sans exagération comparer aux Contrebandiers de Moonfleet et à La Nuit du chasseur.

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2 Responses to Cyclone à la Jamaïque d’Alexander Mackendrick

  1. Joël says:

    Bonjour Olivier, je n’ai pas vu ce film, mais s’il est du calibre de Moonfleet et de l’indépassable Nuit du Chasseur, alors je suis impatient de le voir. J’avais bien aimé le très anglais Ladykillers (1955) que j’ai vu plusieurs fois avant le remake des frères Cohen, à mon avis nettement en-dessous de l’original.

  2. richeieu jr says:

    Sandy disait souvent, “Un bon livre fait rarement un bon fim, et mon adaptation de “A High Wind in Jamaica en est la preuve!”…

    Comme c’était souvent le cas, il est un peu de mauvaise foi, ainsi que sans doute quelque peu influencé par un tournage difficile et une réception moins que glorieuse à sonn sortie, mais son point est bien vu…

    Cependant, comme vous l’avez indiqué, ce film a quelque chose d’exceptionelle pour son époque (pour n’importe-quelle époque, à vrai dire) et son thème de “l’innocence qui tue” (‘Lethal Innocence’ est le titre du live de Kemp sur Sandy) est trè bien illustré.. La dernière scène avec les parents qui regardent leurs enfants jouer avec leurs petits bateaux sur un étang fait froid au dos… Le monde du cinéma pour enfant n’était pas encore prêt pour un tel retournement, in d’un regard aussi froid et sans romantisme aucune sur les petits…

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