C’est promis on arrête – temporairement ? – avec les listes après celle-ci, mais on a grandi dans les années 80 et c’est durant cette décennie qu’est née notre passion pour le cinéma, et notre cinéphilie.
J’ai commencé à être plus ou moins synchrone avec l’actualité des sorties en 1981 avec Excaliburde John Boorman, même si bien sûr à dix ans je n’avais qu’un accès limité aux grands films de l’époque. Je suis allé voir Scarface (en version française !) le jour de sa sortie avec un copain et le premier film que j’ai vu seul en salle est Dead Zone de Cronenberg (encore en VF, province oblige). Le premier film que j’ai vu en version originale sous-titrée est Osterman Week-end de Peckinpah. Cela marque un homme.
Pour le cinéphile que j’étais et que je suis toujours les années 80 ont très bien commencé (pléthore de chefs-d’œuvre au début de la décennie) et elles ont fini encore plus mal. C’est au cours des années 80 que l’on voit le cinéma américain entrer en pleine décadence, passant des films les plus audacieux et géniaux de la fin du Nouvel Hollywood au règne des produits manufacturés de médiocre qualité, des films pour les adolescents et la famille, des suites sans âme et des « pop-corn movies » insipides. C’est au cours des années 80 que le cinéma italien, l’un des meilleurs du monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, rend son dernier souffle. C’est au cours des années 80 que le cinéma dit d’exploitation, dernier ersatz des films de genre et de série B agonise et se fait récupérer par le système des studios et de la télévision. Pendant ce temps les grands cinéastes continuent de tourner mais le cheptel des auteurs de films internationaux se renouvelle très lentement.
Le cinéma mondial est toujours dominé par ceux qui l’avaient révolutionné dans les années 60 : Godard, Bergman (qui prend une retraite anticipée mais toute relative en 82), Resnais, Antonioni (victime d’une attaque et réduit au silence au début des années 80, mais son influence reste forte sur le cinéma mondial), Kubrick qui ne tourne que deux films durant la décennie. Le Nouvel Hollywood connaît un sévère retour de bâton mais continue de produire de très beaux films parfois dans une relative indifférence.
Coppola et De Palma survivent mais Bogdanovich et Ashby sont rayés de la carte, Altman s’exile en Europe et à la télévision et Cimino et Friedkin ne se remettront jamais des désastres de La Porte du paradis et Sorcerer.
C’est Scorsese qui s’en tire le mieux à l’époque. Spielberg devient meilleur producteur que réalisateur et après les deux premiers « Indiana Jones » s’enlise dans les plus mauvais films de sa carrière en attendant la résurrection artistique des années 2000.
Le cinéma américain dégringole et devient lamentable à la fin de la décennie (James Cameron et John McTiernan sont alors les nouveaux cinéastes américains les plus intéressants, plus le hollandais Verhoeven qui réussit son passage à Hollywood) et il faudra attendre l’arrivée des Tarantino, Fincher suivis des James Gray, Paul Thomas Anderson, Wes Anderson et compagnie pour que le cinéma américain retrouve les sommets. Le cinéma asiatique est encore quasiment absent de la scène internationale mis à part quelques grands noms japonais comme Kurosawa, Oshima et Imamura.
L’explosion asiatique (Chine, Hong Kong, Iran, Taiwan…) va commencer à la fin des années 80 et trouver son apogée les deux décennies suivantes avec la révélation des nouveaux maîtres du cinéma coréen, chinois, thaïlandais qui vont s’imposer bientôt comme les meilleurs cinéastes du monde. Idem pour le cinéma d’auteur latino américain qui va enfin s’exporter avec plus de régularité et trouver une notoriété plus large grâce au soutien des festivals.
Les années 80 furent d’abord flamboyantes et fascinantes avant de devenir décevantes et déprimantes. On n’est pas surpris que Serge Daney parle de la mort du cinéma dans des années qui montre un déclin évident du niveau la production et un essoufflement du renouvèlement artistique. Mais ce n’était qu’une mauvaise passe et ce qui va suivre, des années 90 à aujourd’hui est absolument passionnant et vivifiant, avec des apparitions aussi superbes qu’inattendues sur la scène cinématographique mondiale. On en a déjà beaucoup parlé ici, on va continuer d’en parler ici et ailleurs.
On a changé un peu les règles puisqu’ici ce ne sont pas les dates de sorties françaises mais les années de production qui comptent (source : Imdb). Enfin c’est sans doute la première liste où cohabitent Le Rayon vert et Démons 2 et on ne va pas s’en plaindre.
1980
Shining (The Shining) de Stanley Kubrick
La Porte du paradis (Heaven’s Gate) de Michael Cimino
https://olivierpere.wordpress.com/2011/10/26/michael-cimino-un-genie-americain/
Raging Bull de Martin Scorsese
https://olivierpere.wordpress.com/2012/09/16/martin-scorsese-cetait-mieux-avant/
Elephant Man (The Elephant Man) de David Lynch
Pulsions (Dressed to Kill) de Brian De Palma
https://olivierpere.wordpress.com/2012/07/16/pulsions-de-brian-de-palma/
Cruising de William Friedkin
Au-delà de la gloire (The Big Red One) de Samuel Fuller
https://olivierpere.wordpress.com/2011/09/02/un-troisieme-visage-de-samuel-fuller/
Maniac de William Lustig
Spetters de Paul Verhoeven
Inferno de Dario Argento
Une suite indirecte au précédent film d’Argento Suspiria sur l’existence de palaces à Rome, Fribourg et New York abritant les Trois Mères, sorcières gardiennes des Portes de l’Enfer. L’œuvre la plus ambitieuse d’Argento, tant au point de vue esthétique (une débauche d’images somptueusement baroques héritières du caligarisme et de Mario Bava) que narrative. Le film s’affranchit en effet du cinéma d’épouvante classique et de toute construction scénaristique traditionnelle. La logique est abandonnée au profit de séquences reliées entre elles par des motifs picturaux, architecturaux ou opératiques. Création monstrueuse mêlant l’ésotérisme au Grand-Guignol, Inferno est le terrifiant exutoire des visions d’un cinéaste très tourmenté, et un sommet de composition maniériste. On peut trouver ça sublime ou grotesque. C’est évidemment les deux à la fois.
Loulou de Maurice Pialat
https://olivierpere.wordpress.com/2011/07/29/festival-del-film-locarno-depardieu-pialat/
Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais
https://olivierpere.wordpress.com/2011/11/10/alain-resnais-et-le-nouveau-roman/
Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard
Au boulot… Jerry ! (Hardly Working) de Jerry Lewis
Kagemusha d’Akira Kurosawa
Au-delà du réel (Altered States) de Ken Russell
Out of the Blue de Dennis Hopper
L’Enfer des armes (Di yi lei xing wei xian) de Tsui Hark
L’Enfant du diable (The Changeling) de Peter Medak
Popeye de Robert Altman
1981
Blow Out de Brian De Palma
https://olivierpere.wordpress.com/2012/08/15/blow-out-de-brian-de-palma/
Excalibur de John Boorman
Possession d’Andrzej Zulawski
À Berlin l’amant de madame est un monstre. Le meilleur film de Zulawski sur Dieu ou quelque chose de ce genre. Dans Possession l’hystérie n’est pas frelatée et la violence vraiment paroxystique. Un pur cauchemar.
Scanners de David Cronenberg
Reds de Warren Beatty
https://olivierpere.wordpress.com/2011/07/15/ludwig-de-luchino-visconti-et-reds-de-warren-beatty-2/
L’Au-delà (… E tu vivrai nel terrore ! L’aldilà) de Lucio Fulci
https://olivierpere.wordpress.com/2012/07/13/lucio-fulci-le-poete-du-macabre/
Sans retour (Southern Comfort) de Walter Hill
Ragtime de Milos Forman
Massacres dans le train fantôme (The Funhouse) de Tobe Hooper
https://olivierpere.wordpress.com/2012/03/20/tobe-hooper-cauchemars-americains/
Tout l’or du ciel (Pennies from Heaven) d’Herbert Ross
L’Ange de la vengeance (Ms .45) d’Abel Ferrara
Wolfen de Michael Wadleigh
Le Prince de la ville (Prince of the City) de Sidney Lumet
https://olivierpere.wordpress.com/2011/05/10/sidney-lumet-ou-le-style-invisible/
Cutter’s Way d’Ivan Passer
https://olivierpere.wordpress.com/2012/03/28/cutters-way-divan-passer-au-festival-de-fribourg/
La Femme d’à côté de François Truffaut
Conte de la folie ordinaire (Storie di ordinaria follia) de Marco Ferreri
https://olivierpere.wordpress.com/2012/02/21/marco-ferreri-de-la-farce-a-la-fable/
Deux Filles au tapis (…All the Marbles) de Robert Aldrich
Fantôme d’amour (Fantasma d’amore) de Dino Risi
Francisca de Manoel de Oliveira
La Femme de l’aviateur d’Eric Rohmer
https://olivierpere.wordpress.com/2012/04/10/comedies-et-proverbes-deric-rohmer/
1982
Fanny et Alexandre (Fanny och Alexander) d’Ingmar Bergman
The Thing de John Carpenter
https://olivierpere.wordpress.com/2012/03/29/john-carpenter/
Dressé pour tuer (White Dog) de Samuel Fuller
https://olivierpere.wordpress.com/2012/09/13/dresse-pour-tuer-de-samuel-fuller/
Identification d’une femme (Identificazione di una donna) de Michelangelo Antonioni
https://olivierpere.wordpress.com/2011/11/26/michelangelo-antonioni/
Fast Times at Ridgemont High d’Amy Heckerling
Conan le barbare (Conan the Barbarian) de John Milius
Grand admirateur de Kurosawa et de Leone Milius réussit dans son plus grand succès commercial quelques très belles scènes épiques et des combats formidables. Scénariste déçu d’Apocalypse Now il profite de cette adaptation des aventures du héros inventé par Robert E. Howard pour refaire à sa façon la fin du film de Coppola. Cinéaste controversé en raison de son fascisme de pacotille Milius écopa avec Conan le Barbare d’une belle collection de quolibets de la part de la critique : « Star Wars made by a Psychopath », « l’inspecteur Harry contre la secte Moon », « Connard le barbant », … On pourrait ajouter que le résultat ressemble à une lecture de Nietzsche par une bande de culturistes et surfeurs défoncés. Par sa démesure voire sa prétention Conan le Barbare est un sacré film, un post-scriptum aux années 70, une extravagance qui charrie beaucoup de vent mais qui ne manque pas non plus de souffle.
Rambo (First Blood) de Ted Kotcheff
Rambo, de retour du Vietnam, se heurte à l’hostilité du shérif d’une petite ville. Première et formidable apparition cinématographique du vétéran mécontent et surtout pathétique dans ce beau film d’action avant que le personnage interprété par Sylvester Stallone ne se transforme en symbole de l’Amérique reaganienne dans deux suites plaisantes mais ridicules à force de patriotisme outrancier et délirant. John Rambo (Rambo, 2008) réalisé par Stallone lui-même est un retour monstrueux dont on parlera plus tard.
La Féline (Cat People) de Paul Schrader
« Quel film étrange… » (Nastassja Kinski, mai 2012)
Fitzcarraldo de Werner Herzog
Victor Victoria de Blake Edwards
https://olivierpere.wordpress.com/2011/01/04/blake-edwards-le-rire-les-larmes-et-les-larmes-de-rire/
Ténèbres (Tenebre) de Dario Argento
https://olivierpere.wordpress.com/2012/06/01/dario-argento-des-bas-et-des-hauts/
Coup de cœur (One from the Heart) de Francis Ford Coppola
Honkytonk Man de Clint Eastwood
https://olivierpere.wordpress.com/2011/05/30/clint-eastwood-une-legende/
Passion de Jean-Luc Godard
Travail au noir (Moonlighting) de Jerzy Skolimowski
https://olivierpere.wordpress.com/2011/12/04/jerzy-skolimowski/
Blade Runner de Ridley Scott
Le Beau Mariage d’Eric Rohmer
Une chambre en ville de Jacques Demy
« Chef-d’œuvre absolu, Une chambre en ville s’avère le testament artistique du cinéaste, ses véritables adieux non seulement au cinéma mais aussi à son propre univers esthétique et autobiographique. » (in Jacques Demy, éditions de La Martinière, 2010)
Trop tôt, trop tard de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
https://olivierpere.wordpress.com/2011/08/05/locarno-2011-day-3-hommage-a-jean-marie-straub/
Querelle de Rainer Werner Fassbinder
1983
Scarface de Brian De Palma
https://olivierpere.wordpress.com/2011/10/07/scarface-de-brian-de-palma/
Les Prédateurs (The Hunger) de Tony Scott
https://olivierpere.wordpress.com/2012/08/23/tony-scott-1944-2012/
Outsiders (The Outsiders) de Francis Ford Coppola
T’es fou Jerry (Smorgasbord) de Jerry Lewis
Vidéodrome (Videodrome) de David Cronenberg
https://olivierpere.wordpress.com/2012/02/25/videodrome-de-david-cronenberg/
Rusty James (Rumble Fish) de Francis Ford Coppola
L’Etoffe des héros (The Right Stuff) de Philip Kaufman
Christine de John Carpenter
Dead Zone (The Dead Zone) de David Cronenberg
Zu, les guerriers de la montagne magique (Xin shu shan jian ke) de Tsui Hark
La Valse des pantins (The King of Comedy) de Martin Scorsese
Zelig de Woody Allen
La Clé (La chiave) de Tinto Brass
Nostalghia d’Andrei Tarkovski
A nos amours de Maurice Pialat
Osterman Week-end (The Osterman Weekend) de Sam Peckinpah
Un jeu brutal de Jean-Claude Brisseau
https://olivierpere.wordpress.com/2012/08/08/locarno-2012-day-8-jean-claude-brisseau/
Prénom Carmen de Jean-Luc Godard
L’Argent de Robert Bresson
Liberté, la nuit de Philippe Garrel
La Ville des pirates de Raúl Ruiz
https://olivierpere.wordpress.com/2011/08/20/adieu-a-raul-ruiz/
1984
Il était une fois en Amérique (Once Upon a Time in America) de Sergio Leone
https://olivierpere.wordpress.com/2010/12/09/il-etait-une-fois-en-amerique-de-sergio-leone/
Body Double de Brian De Palma
Un acteur au chômage prisonnier de ses névroses est le témoin impuissant du meurtre de sa voisine. Le grand film malade de De Palma au sein d’une œuvre déjà très malade. Body Double mêle le voyeurisme de Fenêtre sur cour et la nécrophilie de Sueurs froides. De Palma explicite la violence sexuelle cachée dans les modèles hitchcockiens (la seconde moitié de Body Double se déroule dans les milieux de la pornographie). C’est profondément cynique et pervers mais aussi extraordinairement brillant et envoûtant. A condition d’être soi-même pervers ?
L’Aube rouge (Red Dawn) de John Milius
Terminator (The Terminator) de James Cameron
https://olivierpere.wordpress.com/2012/07/12/terminator-de-james-cameron/
Dune de David Lynch
Gremlins de Joe Dante
https://olivierpere.wordpress.com/2010/12/20/gremlins-de-joe-dante/
La Route des Indes (A Passage to India) de David Lean
https://olivierpere.wordpress.com/2012/04/13/david-lean/
Broadway Danny Rose de Woody Allen
Au-dessous du volcan (Under the Volcano) de John Huston
A mort l’arbitre de Jean-Pierre Mocky
Un titre particulièrement féroce et réussi de Mocky sur la connerie humaine, vaste sujet sur lequel il s’est souvent penché. Composition géniale de Michel Serrault en supporter fanatique.
Torrents d’amour (Love Streams) de John Cassavetes
New York, deux heures du matin (Fear City) d’Abel Ferrara
Boy Meets Girl de Leos Carax
https://olivierpere.wordpress.com/2012/06/21/pardo-donore-swisscom-a-leos-carax/
Les Nuits de la pleine lune d’Eric Rohmer
Indiana Jones et le temple maudit (Indiana Jones and the Temple of Doom) de Steven Spielberg
Le futur est femme (Il futuro è donna) de Marco Ferreri
Amadeus de Milos Forman
Spinal Tap (This Is Spinal Tap) de Rob Reiner
Amerika, rapports de classe (Klassenverhältnisse) de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
1985
L’Année du dragon (Year of the Dragon) de Michael Cimino
La Chair et le Sang (Flesh + Blood) de Paul Verhoeven
Le Jour des morts-vivants (Day of the Dead) de George A. Romero
Troisième volet après La Nuit des morts-vivants et Zombie de la saga horrifique et politique de George A. Romero. Les fans des scènes sanglantes qui firent la réputation de ce cinéaste trouvèrent le film trop bavard et sérieux. Ils avaient tort. Romero, grâce à qui le gore pense, filme une nouvelle fois un groupe assiégé : à la maison de La Nuit… et au centre commercial de Zombiesuccède un laboratoire militaire souterrain propice à une charge contre l’armée et la science.
Mais surtout Romero inverse les données de ses films précédents : le futur de l’humanité est désormais dans le camp des zombies et l’animalité dans celui des derniers survivants. Un postulat passionnant qui fait de Day of the Dead avec La Mouche de Cronenberg le dernier grand film d’horreur moderne, un genre rongé par la parodie.
Ran d’Akira Kurosawa
Police fédérale, Los Angeles (To Live and Die in L.A.) de William Friedkin
https://olivierpere.wordpress.com/2011/11/28/police-federale-los-angeles-de-william-friedkin/
Runaway Train d’Andrei Konchalovsky
La Rose pourpre du Caire (The Purple Rose of Cairo) de Woody Allen
Phenomena de Dario Argento
Ce très beau film d’Argento sous-estimé à sa sortie à cause des excès « heavy metal » de la bande sonore parvient à transformer une histoire de serial killer en conte gothique. Une idée de départ insolite (une jeune fille communique avec des insectes) donne naissance à des images stupéfiantes et poétiques.
Police Story (Ging chat goo si) de Jackie Chan
Révolution (Revolution) de Hugh Hudson
Cette fresque historique sur la guerre d’indépendance américaine fut un échec cinglant à sa sortie. Il s’agit pourtant du meilleur film du cinéaste anglais Hugh Hudson, ailleurs enclin à l’académisme mais qui réussit ici une œuvre aux ambitions picturales évidentes et parvient paradoxalement à filmer les combats avec un réalisme dénué d’emphase, qualité rare dans ce type de superproductions.
Mishima (Mishima : A Life in Four Chapters) de Paul Schrader
https://olivierpere.wordpress.com/2012/09/15/mishima-de-paul-schrader/
Je vous salue, Marie de Jean-Luc Godard
Sans toit ni loi d’Agnès Varda
Rendez-vous d’André Téchiné
Police de Maurice Pialat
Détective de Jean-Luc Godard
O.C. and Stiggs de Robert Altman
Le Bateau-phare (The Lightship) de Jerzy Skolimowski
Re-Animator de Stuart Gordon
Démons (Demoni) de Lamberto Bava
https://olivierpere.wordpress.com/2011/08/12/locarno-2011-day-10-lamberto-bava-et-aldo-lado/
1986
La Mouche (The Fly) de David Cronenberg
Aliens, le retour (Aliens) de James Cameron
Blue Velvet de David Lynch
Le Sixième Sens (Manhunter) de Michael Mann
https://olivierpere.wordpress.com/2012/03/21/le-sixieme-sens-de-michael-mann/
Le Maître de guerre (Heartbreak Ridge) de Clint Eastwood
Sous ses apparences de gentille histoire de bidasses un grand film d’Eastwood, quelque part entre Battle Cry de Walsh et Full Metal Jacket de Kubrick, qui ridiculise les structures militaires et se livre avant tout le monde à une critique féroce de la « guerre propre ».
Peggy Sue s’est mariée (Peggy Sue Got Married) de Francis Ford Coppola
À partir du milieu des années 80 Francis Ford Coppola déchu de son statut de démiurge cinématographique et criblé de dettes accepte de tourner des films commandes de moindre ambition mais souvent magnifiques. Peggy Sue s’est mariée compte parmi les œuvres soit disant mineures de Coppola mais c’est un film génial qui contient de grands moments de mise en scène. Comme Jardins de pierre.
Le Rayon vert d’Eric Rohmer
Démons 2 (Demoni 2 : l’incubo ritorna) de Lamberto Bava
Mauvais Sang de Leos Carax
Dans un Paris imaginaire au milieu d’un complot visant la possession d’un vaccin capable de vaincre un mystérieux virus, « boy meets girl ». Carax invente un univers poétique qui lui est propre malgré les nombreux hommages aux cinéastes qu’il admire, de Chaplin à Godard. Un titre emblématique du jeune cinéma français des années 80, qui étincelle de passages magnifiques.
Ginger et Fred de Federico Fellini
https://olivierpere.wordpress.com/2011/06/10/integrale-federico-fellini-a-la-cinematheque-suisse/
Max mon amour de Nagisa Oshima
Mélo d’Alain Resnais
Thérèse d’Alain Cavalier
https://olivierpere.wordpress.com/2012/04/25/conversation-avec-alain-cavalier/
La Machine à découdre de Jean-Pierre Mocky
Désordre d’Olivier Assayas
Shadows in Paradise d’Aki Kaurismäki
https://olivierpere.wordpress.com/2011/08/10/locarno-day-8-le-havre-daki-kaurismaki/
Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (Big Trouble in Little China) de John Carpenter
Hitcher (The Hitcher) de Robert Harmon
La Légende de la forteresse de Souram (Ambavi Suramis tsikhitsa) de Sergei Paradjanov
Le Sacrifice (Offret) d’Andrei Tarkovski
1987
Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat
Full Metal Jacket de Stanley Kubrick
Predator de John McTiernan
RoboCop de Paul Verhoeven
Les Incorruptibles (The Untouchables) de Brian De Palma
https://olivierpere.wordpress.com/2012/09/11/brian-de-palma-suite-et-fin/
Evil Dead 2 de Sam Raimi
L’Aventure intérieure (Innerspace) de Joe Dante
Prince des ténèbres (Prince of Darkness) de John Carpenter
Barfly de Barbet Schroeder
https://olivierpere.wordpress.com/2012/03/06/retrospective-barbet-schroeder-a-bobigny/
Boire et déboires (Blind Date) de Blake Edwards
Extrême Préjudice (Extreme Prejudice) de Walter Hill
Gens de Dublin (The Dead) de John Huston
https://olivierpere.wordpress.com/2012/01/29/gens-de-dublin-de-john-huston/
Jardins de pierre (Gardens of Stone) de Francis Ford Coppola
Le Sang du châtiment (Rampage) de William Friedkin
Où est la maison de mon ami ? (Khane-ye doust kodjast?) d’Abbas Kiarostami
Bloody Bird (Deliria) de Michele Soavi
https://olivierpere.wordpress.com/2012/04/27/arrivederci-amore-ciao-de-michele-soavi/
China Girl d’Abel Ferrara
Yeelen de Souleymane Cissé
Soigne ta droite de Jean-Luc Godard
La Mort d’Empédocle (Der Tod des Empedokles) de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
1988
Le Tombeau des lucioles (Hotaru no haka) d’Isao Takahaka
Japon, été 1945. Victimes des bombardements américains un garçon et sa petite sœur, orphelins de guerre, se réfugient à la campagne. Le film d’animation le plus beau et le plus bouleversant du monde à ranger aux côtés des œuvres de Rossellini et d’Ozu. Je n’exagère pas.
Piège de cristal (Die Hard) de John McTiernan
Mon voisin Totoro (Tonari no Totoro) d’Hayao Miyazaki
https://olivierpere.wordpress.com/2012/04/06/hayao-miyazaki-3/
Invasion Los Angeles (They Live) de John Carpenter
Akira de Katsuhiro Otomo
Faux-semblants (Dead Ringers) de David Cronenberg
Frantic de Roman Polanski
https://olivierpere.wordpress.com/2010/11/29/roman-polanski-vie-et-destin-de-lartiste/
Once More (Encore) de Paul Vecchiali
La Dernière Tentation du Christ (The Last Temptation of Christ) de Martin Scorsese
Tu ne tueras point (Krótki film o zabijaniu) de Krzystof Kieslowski
La Bête de guerre (The Beast of War) de Kevin Reynolds
Gandahar de René Laloux
Ariel d’Aki Kaurismäki
Une affaire de femmes de Claude Chabrol
https://olivierpere.wordpress.com/2010/12/21/saluer-claude-chabrol/
Iguana de Monte Hellman
https://olivierpere.wordpress.com/2011/02/25/monte-hellman-sympathy-for-the-devil/
De bruit et de fureur de Jean-Claude Brisseau
Incidents de parcours (Monkey Shines) de George A. Romero
Le Plus Escroc des deux (Dirty Rotten Scoundrels) de Frank Oz
Maniac Cop de William Lustig
As Tears Go By de Wong Kar-wai
1989
Noce blanche de Jean-Claude Brisseau
Abyss (The Abyss) de James Cameron
L’amphibie Cameron franchit un palier important avec ce croisement entre les rencontres du troisième type (version aquatique) et les principes de la comédie hollywoodienne dite « du remariage ». Les combinaisons de plongée remplacent le smoking et la robe de soirée. Les effets spéciaux sont magnifiques, la mise en scène musclée et les acteurs très bien.
Santa sangre d’Alejandro Jodorowsky
https://olivierpere.wordpress.com/2012/09/06/alejandro-jodorowsky-le-magicien/
The Killer (Dip huet seung hung) de John Woo
L’amour est une grande aventure (Skin Deep) de Blake Edwards
Le Septième Continent (Der siebente Kontinent) de Michael Haneke
La Cité des douleurs (Bei qing cheng shi) de Hou Hsiao-hsien
Violent Cop (Sono otoko, kyôbô ni tsuki) de Takeshi Kitano
Kitano cinéaste à la découverte aussi tardive que la consécration rapide. Son premier film Violent Cop fut conçu comme une version nippone de L’Inspecteur Harry. Kitano au départ seulement acteur (le film devait être réalisé par Kinji Fukazaku) en assura finalement la mise en scène et transforma un banal polar de série B en un exercice de style fascinant.
La Voix solitaire de l’homme (Odinokiy golos cheloveka) d’Alexandre Sokourov
Le Sang (O Sangue) de Pedro Costa
Souvenirs de la maison jaune (Recordações da Casa Amarela) de João César Monteiro
Et la lumière fut d’Otar Iosseliani
Crimes et délits (Crimes and Misdemeanors) de Woody Allen
Crimes et délits peut sans problème passer pour le vrai chef-d’œuvre du Woody Allen des années 80, conte philosophique et théologique sur la question du choix qui pour la première fois mêle à la perfection gravité et humour, emprunts aux codes du cinéma de genre (comédie, film noir) et volonté de s’en abstraire et de faire un véritable cinéma d’auteur aux Etats-Unis.
Outrages (Casualties of War) de Brian De Palma
Un soldat est le témoin du viol d’une jeune vietnamienne par des membres de sa section. Il décide de les dénoncer. De Palma s’inspire du même fait-divers que Elia Kazan dans Les Visiteurs. La guerre vue comme un film d’horreur morbide : De Palma s’aventure dans la dénonciation politique sans renoncer pour autant à ses thèmes de prédilection, le voyeurisme et la culpabilité.
Sweet Home (Sûîto Homu) de Kiyoshi Kurosawa
Les Baisers de secours de Philippe Garrel
Peaux de vaches de Patricia Mazuy
Les Cinéphiles – le retour de Jean de Louis Skorecki
Les Cinéphiles 2 – Eric a disparu de Louis Skorecki
Les Sièges de l’Alcazar de Luc Moullet



















Olivier bonjour, vous avez oublié – peut-être volontairement – un grand Spielberg, “Empire du Soleil” qui pour ma part (et seulement ma part) constitue le troisième grand film de Spielberg concernant cette décennie, Le cinéma d’aujourd’hui, je ne sais pas ce que vous en pensez me semble tellement en deçà de celui des 70’s et même des fameuses années 80. Curieusement, je n’ai pas vu le film de Jarmusch pour l’année 89 “Mystery Train” inclus dans la liste, pourtant excellent dans sa forme et son propos.
Bonne continuation.
Bonjour Arnaud j’ai vu Empire du soleil au moment de sa sortie, jamais revu depuis, mais c’est vrai qu’il s’agit sans doute d’un film à réévaluer dans la carrière de Spielberg. Le cinéma d’aujourd’hui est sans doute moins riche et moins varié que celui des années 70, avec moins de chefs-d’oeuvre et de grands films populaires en tous genres, mais le cinéma d’auteur international actuel me paraît plus excitant que dans les années 80, surtout en ce qui concerne les jeunes cinéastes. Je ne suis pas un inconditionnel de Jarmusch même si Mystery Train est très sympathique, je préfère Dead Man. Bonne continuation à vous aussi, vous pouvez désormais consulter mon blog avec les anciens et les nouveaux post sur le site d’Arte à cette adresse :
http://www.arte.tv/sites/fr/olivierpere/
Merci pour votre lien Olivier et surtout pour la programmation prochaine d’un grand film français populaire, le bien nommé “Les Tribulations d’un Chinois en Chine” de Philippe de Broca, preuve s’il en est que la France faisait de très grands films à une époque pas si lointaine que cela. Preuve aussi où les enjeux aussi bien technique que la mise en forme de l’oeuvre et le but de distraire pour faire plaisir aux gens sans le prendre pour un imbécile, semblaient alors de rigueur et en parfaite adéquation avec une certaine charte naturelle de la mise en scène, une belle garantie frappée d’un sceau pourtant “invisible” qui de nos jours n’est hélas plus de mise lorsque l’on s’attache à vouloir rationaliser deux minutes n’importe quelle comédie française contemporaine. La médiocrité semble être un certaine cheval de bataille pour les réalisateurs et les producteurs, ainsi que la laideur involontaire, c’est bien dommage, la France est tout à fait capable de faire encore des grands films popu, et qui ne veulent pas dire beauf.dans l’immédiateté de la chose.
A bientôt.
Un grand film français populaire en effet. J’en garde un souvenir enchanteur quand je l’avais vu enfant à la télévision : Avec Cartouche, L’Homme de Rio et Le Magnifique, quand le couple de Broca/ Belmondo fonctionnait à plein régime, il compte parmi ce que le cinéma français d’aventure et de divertissement a fait de mieux.
Pingback: Buzz Hebdo | Scénario-Buzz
J’étais tout petit dans les années 70 et cela ne m’empêche pas de vous préparer ma liste ô combien subjective des meilleurs films de la décennie, avec deux fois plus de titres et de surprises que pour les années 80 (richesse de la production, et foison de pépites obligent). C’est pour bientôt…
Ca fait plaisir de voir Fanny et Alexandre dans la même liste que Gremlins (que j’ai récemment fait découvrir à mes enfants un peu terrifiés…). Bel esprit d’ouverture qui donne envie de voir ou revoir de nombreux films cités. Juste une petite interrogation: pas trace de Wenders ni de Jarmusch, alors que Kaurismäki (que j’aime beaucoup) est crédité deux fois…
Merci pour vos commentaires. Il est vrai que je préfère Kaurismäki (et beaucoup d’autres cinéastes) à Jarmusch et Wenders qui ne sont pas mes cinéastes de chevet. Pour ne rien vous cacher mon Jarmusch préféré est Dead Man (réalisé dans les années 90) et mon Wenders préféré est sans doute Au fil du temps (réalisé dans les années 70). Ils ont certes tous les deux réalisés des films importants dans les années 80 (Stranger than Paradise, L’Etat des choses, L’Ami américain, Paris, Texas), mais cette liste est avant tout subjective, plus personnelle qu’historique, et ne elle ne prétend pas non plus à l’exhaustivité.
Bonjour,
Merci beaucoup pour cette belle liste – vivement l’hiver pour rattraper les films manqués !
On ne peut s’empêcher de refaire le match… De mon côté, j’ai une affection particulière pour Something Wild, meilleur film (ou seul bon ?) de Jonathan Demme.
Au début de la décennie, j’ajouterais le psychédélique Altered States, de Ken Russell et Tron, de Steven Lisberger, qui est époustouflant.
Côté Spielberg, je pense que E.T. pourrait y remplacer le Temple of Doom. Le premier est un conte fantastique parfait alors que le second, même s’il mérite d’être réhabilité, est parfois poussif.
Voilà. Mes modestes commentaires…
Merci encore…
Bonjour, Merci pour vos commentaires. Vous avez entièrement raison pour TRON, film révolutionnaire et en avance sur son temps, qui manque à la liste. Altered States y figure sous son titre français Au-delà du réel : le dernier bon film – et peut-être le meilleur – de Ken Russell. J’avais aimé Something Wild au moment de sa sortie, mais je ne l’ai jamais revu. Jonathan Demme n’est pas un cinéaste qui me passionne, mais certains de ses films inédits en France comme Melvin and Howard ou Last Embrace sont peut-être les plus intéressants, et Le Silence des agneaux est un excellent thriller. J’ai revu les Indiana Jones en blu-ray, c’est très poussif en effet, alors que le premier, Les Aventuriers de l’arche perdue m’avait beaucoup impressionné enfant. je crois que Le temple maudit reste le meilleur de la série. Jamais été un grand fan d’E.T., malgré les indéniables qualités du film. Le Spielberg des années 70 et des années 2000 est meilleur que le Spielberg des années 80. Mon Spielberg préféré de cette période est 1941, mais il est de 79 !
Bonsoir ! Pano intéressant en effet, j’aurai ajouté 2 films de Peter Hyams, que j’affectionne tout particulièrement, à savoir “Outland” et “La Nuit des juges”. 🙂 Content d’y retrouver par ailleurs “Christine” (trop sous-estimé à mon gout) ou encore “L’année du dragon” (85 fut une belle année pour le polar). 🙂
Bonjour! Vous avez parfaitement raison, surtout en ce qui concerne Outland, l’un des meilleurs films de SF des années 80, mais La Nuit des juges n’est pas mal non plus. Mais Peter Hyams n’a jamais fait mieux que son tout premier film Les Briseurs de gang (Busting, 1974) buddy movie ironique et violent avec Elliott Gould et Robert Blake en flics infiltrés que j’ai découvert récemment en DVD sur les conseils d’un ami cinéaste américain.
Argh… Film que j’adorerai voir (étant du cinoche de P. Hyams et de buddy-movie), mais jamais eu l’occasion… snif.
Le titre français exact est Les Casseurs de gang, pas les briseurs, désolé pour l’approximation. Film assez rare qui ne passe jamais à la télévision à ma connaissance. Il est désormais disponible dans la collection archive de la MGM en DVD américain zone 1 version originale sans sous-titres.
“Wolfen” est une oeuvre originale et intelligente, quel dommage que Michael Wadleigh aie ensuite disparu des grands écrans…le film a été remonté et mutilé par la Warner qui n’a pas su comment le vendre (la version d’origine faisait près de deux heures et demie).
Dans un genre assez proche “Le loup-garou de Londres” me parait un autre incontournable, c’est en tout cas mon film préféré de John Landis.
Wolfen magnifique, très ambitieux et unique en effet, digne d’un Cimino, d’un Carpenter ou d’un Mann. On peut imaginer que le film a connu de gros problèmes avec la Warner, et la carrière de Wadleigh ne s’est jamais remise de cet échec commercial. Loup-garou de Londres sympathique, mais je préfère encore les Blues Brothers.
Quel souvenir Nastassja Kinski garde-t’elle de “la féline”?
J’aime bien ce remake, l’actrice y est magnifiée…son début de décennie a été mémorable entre ce film, le Coppola, Konchalovsky, Wenders.
J’aimerais bien voir “Tout l’or du ciel”, Steve Martin est un comédien un peu méconnu en France, “Le plus escroc des deux” est très amusant, comme “Roxanne” de Fred Schepisi et les collaborations avec Carl Reiner (“L’homme aux deux cerveaux”, “les cadavres ne portent pas de costard”…).
En ce qui concerne le cinéma de genre, beaucoup de films cités dans cette liste m’ont marqué ( “Christine”, “Phenomena”, “Dead Zone”, “Dressé pour tuer”, “Hitcher”, “Bloody bird”, “Re-animator”…)
J’ajouterais pour ma part “Hidden” de Jack Sholder, “Appel d’urgence” de Steve de Jarnatt, “Comme un chien enragé” de James Foley, “Opéra” de Dario Argento, “Le solitaire” et “la forteresse noire” de Michael Mann, “Cop” de James B.Harris, “Aux frontières de l’aube” de Kathryn Bigelow, “Creator” d’Ivan Passer, ” Le retour des morts-vivants” de Dan O’Bannon…
J’ai rencontré Nastassja Kinski cette année à Cannes à l’occasion de la version restaurée de Tess. Nous avons surtout parlé du film de Polanski et c’est la seule réflexion qu’elle a faite au sujet de La Féline de Schrader, que j’aime de plus en plus. Tout l’or du ciel est un film génial, tentative de mélodrame musical qui n’a pas beaucoup d’équivalent au cinéma, mis à part Jacques Demy en France. J’ai vu et j’aime presque tous les films que vous citez, on pourrait y ajouter Dolls de Stuart Gordon et les films écrits ou réalisés par Larry Cohen comme Epouvante sur New York ou Pacte avec un tueur…
Beau panorama de ces années-là. On comprend en effet le pessimisme de Daney à la fin de sa vie.
Merci. Drôle d’époque pour entrer en cinéphilie…