L’Eté de Giacomo d’Alessandro Comodin

L'Eté de Giacomo

L’Eté de Giacomo

L’Eté de Giacomo (L’estate di Giacomo, 2011) sort sur les écrans français le 4 juillet, distribué par NiZ !

L’Eté de Giacomo est le premier long métrage d’Alessandro Comodin. Il avait, auparavant, réalisé un court métrage, Jagdfieber (La Fièvre de la chasse), présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes en 2009, lorsque j’en étais le délégué général. J’avais aimé ce court métrage de fin d’études réalisé par Alessandro Comodin lorsqu’il était étudiant à l’école de cinéma bruxelloise l’INSASS. Le film m’avait été signalé par le cinéaste portugais Miguel Gomes. J’ai été heureux de retrouver Alessandro avec son premier long métrage, qui confirme tout le bien que l’on pouvait penser de ce jeune cinéaste dès son film de fin d’études. Présenté en première mondiale au Festival del film Locarno,

L’été de Giacomo y a remporté le Léopard d’Or de la section Cinéastes du présent avant d’être montré dans de nombreux autres festivals du monde entier et de gagner de nombreuses récompenses, notamment le Grand Prix du Jury au Festival « Entrevues » de Belfort.

C’est l’été dans la campagne du nord de l’Italie. Giacomo, un adolescent sourd, part au fleuve avec Stefania, sa meilleure amie. En s’éloignant des sentiers battus, ils se perdent et arrivent dans un endroit paradisiaque où ils se retrouvent seuls et libres. Ils ont 16 et 18 ans, leurs sens s’éveillent.

Le rapport sensuel et poétique au monde, l’importance de la nature, la confiance dans la réalité, le souci documentaire même lorsqu’il s’agit de sujets romanesques ou mythiques, le désir de travailler en toute liberté, avec des comédiens non professionnels rattache L’Eté de Giacomo à une nouvelle tendance très belle et très vivace du jeune cinéma contemporain mondial, marquée par des personnalités artistiques fortes et des œuvres majeures du nouveau cinéma. Cela a commencé en Argentine avec Lisandro Alonso, puis en Espagne avec Albert Serra. Dans la même section que L’Eté de Giacomo l’année dernière il y avait aussi Nana de Valérie Massadian, un autre premier beau film attentif à la poésie brute de la réalité. Le film d’Alessandro Comodin s’inscrit aussi dans une tradition renoirienne (on pense à Partie de campagne) et aussi portugaise. La connexion avec Miguel Gomes (Ce cher moi d’août) et Joao Nicolau qui a monté L’Eté de Giacomo, un film à la construction plus complexe qu’il n’y paraît, et dont la conclusion ouvre des perspectives romanesques inattendues, n’est pas fortuite. Ni français, ni italien, ni belge, presque portugais, L’Eté di Giacomo est un film libre qui pose un regard beau et juste sur le monde et ses jeunes protagonistes.

This entry was posted in Uncategorized. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s